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    N°358 COMMENT CROIRE LIBREMENT SOUS LA MENACE DE L’ENFER ?

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    Abbepages
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    N°358 COMMENT CROIRE LIBREMENT SOUS LA MENACE DE L’ENFER ?

    Message  Abbepages le Jeu 28 Avr - 7:39

    COMMENT CROIRE LIBREMENT SOUS LA MENACE DE L’ENFER ?
    Plusieurs refusent de devenir chrétiens au motif que le choix : « Ou tu M’aimes, ou tu vas en enfer ! » est ridicule. Et il est vrai que posée ainsi, « Ou tu M’aimes, ou tu vas en enfer ! », l’offre du salut chrétien est impossible, car qui va jamais choisir d’aller en enfer ou d’aimer un dieu cruel ?! Mais cette présentation du salut chrétien est fausse, parce que ni Dieu n’est cruel, ni il n’est question de choisir l’enfer. De toute façon, aller en enfer, nous y allons, que nous le voulions ou non. En effet, en vertu de la Loi de l’Amour, qui a présidé à notre création, et qui nous rend interdépendants les uns des autres, nous sommes solidaires aussi du premier péché, le péché originel, qui, à travers la nature humaine, affecte toute l’humanité. À preuve le mal multiforme et universel qui n’épargne pas même les petits enfants, et nous plonge tous dans la mort, que nous le voulions ou non… C’est pourquoi Jésus a présenté Sa mission comme étant celle du Sauveur, disant : « Je suis venu chercher et sauver ce qui était perdu (Lc 19.10) ». Nous sommes donc tous perdus, nous allons tous en enfer ! Si nous ne nous convertissons pas, si nous ne saisissons pas la main tendue par Jésus, nous allons en enfer ! « Je suis venu chercher et sauver ce qui était perdu (Lc 19.10) » ! La menace de l’enfer n’est donc pas postérieure au choix, mais antérieure. Parce que nous sommes déjà perdus, l’offre du salut chrétien n’est donc pas, comme l’imagine par exemple l’islam : « Si tu ne crois pas en Moi, tu vas en enfer ! », mais « Parce que tu vas en enfer, Je viens te sauver. ». Et pour te sauver, J’ai besoin que tu M’aimes. Car c’est le propre de l’Amour d’unir ceux qui s’aiment, de sorte qu’en M’aimant, tu participeras à ce que Je suis, « la Résurrection et la Vie (Jn 11.25) » ! Mais Je te laisse libre : tu peux choisir de ne pas M’aimer… Mais si tu ne M’aimes pas, qu’aimeras-tu ? Et comment aimer sans aimer l’Amour ? Si tu ne M’aimes pas, Moi qui suis ton Sauveur et ton Dieu, alors non seulement tu finiras en enfer, où tu vas, comme la vie en ce monde t’en donne déjà un avant-goût, pour peu que tu acceptes d’avoir les yeux en face des trous, et ne choisisses pas de t’abrutir par quelque drogue ou distraction, mais encore, tu porteras éternellement la honte et la haine de toi-même pour avoir été la cause de ton propre malheur. Tu te maudiras d’avoir refusé le salut que Je t’offrais gratuitement, au prix de Ma passion, par laquelle J’ai expié tous tes péchés, et fait don de Ma vie, la vie même de Dieu, moi à qui tu devais tout ! Certes, aujourd’hui l’homme est devenu tellement bon et irréprochable que ce n’est plus lui qui doit quelque chose à Dieu, mais Dieu - s’il existe ! (Rm 1.20), qui lui doit le Paradis. Mais Dieu ne nous doit rien. Il nous a tout donné, gratuitement. Et s’Il nous a créés sans nous – et pour cause -, Il ne veut cependant pas nous sauver sans nous. Dieu veut être choisi parce qu’aimé. Et ce choix crucial est si évident que même les petits enfants sont capables de le faire. Seuls les orgueilleux en sont incapables (Lc 10.21).
    Le choix de Dieu n’est pas comparable à un autre choix, comme celui entre une glace à la vanille ou une glace au chocolat, entre des réalités comparables. Non, aussi vrai que Dieu est unique et qu’en dehors de Lui rien n’existe ni ne peut exister, ne pas choisir Dieu, c’est nécessairement choisir de tout perdre. Dieu n’est pas une créature, ni une hypothèse, mais Il est aussi réel et indépendant de nous que ce que nous sommes en train de vivre sans l’avoir choisi… La vie n’est pas un jeu, mais un don, qui appelle notre reconnaissance. Et si, après nous avoir tout donné de ce que nous sommes et de ce que nous avons, Dieu veut même pardonner, et mettre le comble à Son amour en Se donnant Lui-même, qui ira le Lui reprocher ? Telle est donc notre raison d’être : transformer le don de cette vie en celui de la vie divine, éternelle et glorieuse. Choisir Dieu, c’est tout gagner, ne pas Le choisir, c’est tout perdre. Quoi de plus juste ?!
    L’enfer n’existe donc que parce que l’Amour existe, et que l’Amour ne s’impose pas… A la différence d’Allah qui s’impose par la violence, jusqu’à créer « des hommes pour l’enfer (Coran 6.125 ; 7.179 ; 11.119 ; 33.17 ; 80.17…) », le Dieu chrétien n’a créé personne pour l’enfer, mais tous les hommes pour le Paradis (1 Tm 1.15 ; 2.4), et c’est aussi la raison pour laquelle, à la différence de toutes les autres créatures terrestres, Dieu nous a créés et nous veut libres, et non pas esclaves, comme le croit l’islam… Vous ne pouvez pas me forcer à vous aimer, et je ne peux pas vous forcer à m’aimer. Il en va de même pour Dieu, qui préfère souffrir de ne pas être aimé ―et jusqu’à la mort de la croix ! ― plutôt que de forcer votre liberté… L’amour suppose la liberté. Celui qui ne comprend pas cela ne connait pas Dieu. Tout vient de l’Amour et tout doit retourner librement à l’Amour. L’enfer n’existe que pour ceux qui ne connaissent pas ou ne veulent pas aimer Dieu, qui est Amour (1 Jn 4.8,16).
    Malheureusement, c’est aujourd’hui exactement le contraire de cette bonne nouvelle qui est prêché : Au lieu de dire « Vous allez en enfer ! Convertissez-vous ! », on dit : « Dieu est tellement bon que vous irez certainement tous au Paradis ! ». Jusque dans la Maison de Dieu les perspectives sont radicalement inversées par ce faux Évangile, si insipide que le péché n’a plus besoin d’être haï ni réparé. Désormais plus rien n’est grave, ni l’impiété, ni la fornication, ni le divorce, ni le mensonge, ni le vol, ni l’avortement, rien, et il n’est même plus nécessaire de vouloir convertir autrui à la foi catholique, puisque de toute façon, tout le monde sera sauvé… Même de Judas on ne dit plus aujourd’hui qu’il est damné…
    Ce n’est pas sans raison que la Vierge Marie est apparue au début du siècle passé, en pleine guerre mondiale, et alors que s’achevait le génocide des Arméniens par les Turcs, en un lieu appelé « Fatima », pour y montrer l’enfer, « où les âmes tombent comme des flocons de neige en hiver, parce qu’il n’y a personne qui prie et se sacrifie pour elles », mais c’était certainement parce qu’Elle savait que le rappel de ce dogme allait non seulement nous être nécessaire, à nous qui sommes aujourd’hui damnés par ce faux-Évangile (Ga 1.8-9), mais encore aussi aux musulmans, qui craignent si justement, eux, d’aller en enfer, afin qu’ils sachent que les chrétiens, du moins les vrais, les enfants de Marie, croient eux-aussi à l’enfer, même si ce n’est pas le même qu’en islam !
    Dans Son infinie patience et miséricorde, Dieu nous supporte encore, dans l’espoir de notre conversion et de notre salut. Mais pour combien de temps ? C’est maintenant le temps de la miséricorde (2 Co 6.2) ! C’est maintenant le temps où nous pouvons mériter notre salut en faisant nous-mêmes miséricorde à autrui (Jn 13.34 ; 1 Jn 4.20-21). Lorsque le temps sera fini, il ne sera plus possible de faire quoi que ce soit. Ce jour-là, Celui qui aujourd’hui est le doux Sauveur sera le Juste Juge, qui rendra à chacun selon ses œuvres (Mt 13.37-50 ; 24.36-51 ; 25.1-46 ; Rm 14.10 ; Ap 2.23, 14.13, 20.12,13)... Ce jour-là, ceux qui auront pleuré leurs péchés et ceux d’autrui, riront, les affamés de la justice seront rassasiés, les persécutés exulteront, les cœurs purs verront Dieu, les doux seront couronnés, les miséricordieux glorifiés, tandis que les indifférents et les suffisants, dans des tourments éternels, manqueront de tout et pour toujours. Ô Jour du Jugement dernier qui rend supportable la vie d’ici-bas, mais jour ô combien redoutable !

    Puissions-nous choisir d’aimer Dieu, qui est si aimable, tant qu’il est encore temps !

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